top of page
Rechercher

Les bases de la communication efficace pour se défendre

Salut à toi, guerrier du quotidien et maître de tes propres frontières !


Si tu lis ces lignes, c’est que tu as compris un truc essentiel : tes poings sont tes derniers arguments, pas les premiers. On va parler d'un événement qui va secouer le monde de la sécurité comme un "atemi" bien placé dans les côtes. J’ai sorti un bouquin avec le légendaire Bernardo. Le titre claque comme une gifle de daronne : "La synergie entre communication et self-défense".


Aujourd'hui, je déshabille pour toi les bases de la communication efficace pour se défendre. Parce qu’entre nous, si tu dois sortir ton "low-kick" de 4ème dan sur un type qui voulait juste te demander l’heure, c’est que tu as raté un épisode.


Tu te sens prêt à en découdre. Mais pose-toi une question : un samouraï tire-t-il son sabre pour une insulte de parking ? Jamais.


La self-défense, ce n'est pas savoir casser un bras en trois morceaux. C'est l'art de ne pas se faire casser le sien. Et pour ça, le verbe est ton meilleur allié. Communiquer, ce n'est pas papoter autour d'un café. En situation de crise, c'est de la négociation de survie.


Pourquoi la parlotte sauve tes dents ?

  • Désamorçage : Tu vides le réservoir d'adrénaline de l'agresseur avant qu'il n'explose.

  • Alerte des témoins : En parlant fort et clair, tu indiques qui est la victime et qui est l'agresseur.

  • Préparation mentale : Pendant que tu parles, tu scannes l'environnement (sorties, objets contondants, complices).


En tant qu'expert en analyse comportementale, je te le dis : le corps ne sait pas mentir. L'agresseur envoie des signaux de fumée bien avant de t'envoyer son poing. Si tu sais lire le langage non verbal, tu gagnes trois secondes d'avance. Et dans mon ancien métier en groupe d'intervention, trois secondes, c'est une éternité.


Les signes qui ne trompent pas :

  • Le ciblage visuel : Il regarde ton menton, ton plexus ou tes bijoux. Il fait ses courses dans ta garde-robe avant de se servir.

  • Le "Target Glancing" : Il regarde autour de lui pour voir s'il y a des caméras ou des policiers.

  • Le syndrome du taureau : Menton rentré, épaules qui montent vers les oreilles. Son corps se prépare à l'impact.


Mon conseil de pro : Ne regarde pas ses yeux comme si tu étais amoureux. Regarde le triangle "yeux-épaules". Si ses épaules bougent, la fête commence.

C’est là que mon côté magicien et mentaliste entre en scène. La meilleure posture de self-défense ? C'est celle qui n'en a pas l'air.

Oublie la garde de boxe "bras en haut, menton bas". Si tu fais ça, tu envoies un message clair : "Je suis prêt à me battre". Tu invites le conflit.


Je lève mes mains à hauteur de poitrine, paumes ouvertes vers l'agresseur.

  • Le message verbal : "Calme-toi, je ne veux pas d'histoire."

  • Le message subliminal : "Je suis inoffensif."

  • La réalité tactique : Mes mains protègent ma ligne centrale. Je peux frapper, dévier ou saisir en une fraction de seconde.


C'est de la magie pure : je te montre une porte ouverte, mais je tiens la clé du verrou derrière mon dos.


Dans le bouquin on insiste sur la structure de la parole. Je vais te résumer ça à ma sauce, façon "instructeur de terrain".


Si tu bafouilles "S'il vous plaît monsieur, ne me tapez pas", tu es mort. Ta voix doit être stable. Utilise des phrases courtes. Des ordres, pas des demandes.

  • Mauvais : "Est-ce que vous pourriez reculer un petit peu ?"

  • Bon : "Stop ! Recule !"

Ton ton doit être en décalage avec l'agression. S'il hurle, parle bas mais fermement. S'il s'approche trop, monte le volume brusquement pour créer un choc cognitif. C’est ce qu’on appelle une "rupture de pattern" en mentalisme. Le type ne s'attend pas à ce que sa proie commande le jeu.


 L'Empathie Tactique (Le coup de génie)

Ce n'est pas être gentil. C'est faire croire à l'autre que tu comprends son problème pour mieux le contrôler.


"Je vois que tu es en colère à cause de cette place de parking, et je te comprends, c'est frustrant."

Pendant qu'il traite cette information, tu as déjà calculé ton angle de fuite ou ta distance d'intervention.


En tant que formateur en gestion de violence, je vois souvent des types qui pensent que le respect se gagne à coups de menton. Erreur de débutant. Le vrai respect, c'est quand tu sors d'une situation tendue sans une tache de sang sur ta chemise.


L'art de la "Sortie de Secours" verbale

Parfois, la meilleure communication, c'est de donner une porte de sortie honorable à l'agresseur. Si tu l'humilies devant sa copine ou ses potes, il doit te frapper pour sauver la face.

Dis-lui : "Ecoute, on a tous les deux mieux à faire ce soir. Je m'en vais, on oublie tout."

Tu lui donnes l'illusion qu'il a gagné. Toi, tu sais que tu as juste évité un procès ou une nuit aux urgences. C'est qui le patron ? C'est toi.

 

Je ne fais pas de la promo pour faire plaisir. Si je te parle de "La synergie entre communication et self-défense", c’est parce que Bernardo et moi on a réussi l’impossible: lier la psychologie pure à la réalité du bitume.


On décortique des trucs que j'ai mis 20 ans à comprendre en groupe d'intervention. Des trucs comme l'influence de l'adrénaline sur tes cordes vocales ou comment ton cerveau "freeze" quand on t'insulte.


Ce que tu vas apprendre (et qui va te sauver les fesses) :

  1. Comment détecter un mensonge avant l'agression (le mentalisme appliqué).

  2. Comment utiliser l'espace (la proxémie) pour ne jamais te laisser acculer.

  3. Comment switcher de "négociateur" à "combattant" en un clin d'œil si la parole échoue.


Conclusion : Sois un prédateur de la paix


La self-défense, c'est 90 % de mental, 9 % de communication et 1 % de technique physique. Si tu n'as pas les 9 % de comm', tu finiras toujours par utiliser ton 1 % de physique. Et crois-moi, le physique ça laisse des traces, des remords et de la paperasse.

Alors, fais-moi plaisir. Éduque ton esprit. Apprends à parler. Apprends à décoder.

Va vite te procurer ce bouquin. C'est l'investissement le moins cher que tu feras pour ta sécurité cette année.


D'ici là, reste vigilant, reste calme, et n'oublie pas : la meilleure victoire est celle où l'ennemi ne s'est même pas rendu compte qu'il a perdu avant d'être rentré chez lui.


Et toi, c’est quoi ta phrase fétiche pour calmer un excité ? Dis-le moi en commentaire, je te dirai si ça vaut un "ippon" ou une droite !


Francis.

 
 
 

Commentaires

Noté 0 étoile sur 5.
Pas encore de note

Ajouter une note
bottom of page