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Le stress, votre allié ou votre ennemi ?

Salut à toi, futur maître de ton calme (ou au moins, futur moins-stressé-qu’hier).


Si tu me suis ici, tu sais que j'ai passé plus de 20 ans dans un groupe d'intervention. J’ai connu des montées d’adrénaline qui feraient passer ton café serré du lundi matin pour une tisane à la camomille. Aujourd'hui, en tant que mentaliste et formateur en gestion de conflit, je vois passer des cadres, des employés et des entrepreneurs qui gèrent leur stress comme je gérerais un tutoriel de tricot : avec une confusion totale et une envie de tout envoyer balader.


Alors, pose ce dossier, décroise tes jambes (je vois d'ici ta posture de repli, ton langage non verbal te trahit) et écoute bien. On va parler du stress au boulot. Est-ce ton allié, ou le type qui va te faire rater ton prochain examen de ceinture noire ?


Le stress : Le passager clandestin de ton cerveau


Imagine que je suis sur scène. Je m'apprête à deviner le code de ton coffre-fort. Mon cœur tape. Mes mains sont sèches. Est-ce que je suis en train de mourir ? Non. Mon corps se prépare à la performance.


Le stress, c'est ce vieux mécanisme de survie hérité de nos ancêtres qui devaient décider si le tigre à dents de sabre en face d'eux était d'humeur câline ou affamée. Aujourd'hui, le tigre s'appelle "Réunion de budget avec le Grand Patron" ou "Bug informatique à 17h55". Le problème ? Ton cerveau ne fait pas la différence. Il envoie la même sauce hormonale pour un mail passif-agressif que pour une agression dans une ruelle sombre.


Le bon stress, c'est ton alerte interne. C'est ce qui te permet de rester focus quand le timing est serré. En self-défense, j’appelle ça l’état de vigilance. Tu es vif, tes sens s’aiguisent, tu analyses l'environnement plus vite. C’est ce stress qui te fait sortir une présentation magistrale à la dernière minute. Ici, le stress est un carburant.


Le "Mauvais Stress" (Distress) : La paralysie du lapin dans les phares


Le mauvais stress, c'est quand la machine s'emballe. C'est l'excès. C'est le moment où ton cortex préfrontal (la partie intelligente qui gère les dossiers complexes) se déconnecte pour laisser place à l'amygdale (la partie paniquée qui veut juste crier). Résultat ? Tu perds tes moyens, tu bafouilles, tu fais des erreurs bêtes. Ici, le stress est un poison.


Décoder ton propre "Body Language" sous pression


En tant que mentaliste, je passe mon temps à observer les autres. Mais au travail, je t'invite à devenir ton propre sujet d'étude. Quand tu stresses, ton corps parle avant toi.


  • L’épaule qui monte : Tu te protèges, comme si tu attendais un coup. En self-défense, c'est un réflexe de survie pour protéger la carotide. En réunion, ça veut juste dire que tu es en train de te faire bouffer par l'angoisse.

  • Les micro-démangeaisons : Si tu commences à te gratter le nez ou la nuque dès qu'on te pose une question difficile, tu envoies un signal de fuite.

  • La respiration haute : Si ton thorax bouge plus que ton ventre, tu es en mode "combat-fuite". Tu ne réfléchis plus, tu réagis.


Je te le dis avec un peu d'humour : si tu ressembles à un samouraï qui a perdu son sabre dès que ton patron entre dans la pièce, il est temps de reprendre le contrôle.


Techniques de groupe d'intervention pour ton bureau


Tu ne vas pas faire une clé de bras à ton collègue pénible (même si l'idée est séduisante, je sais). Mais tu peux utiliser les outils des pros de la sécurité.


La respiration tactique (ou respiration carrée)


C'est le secret de tous les tireurs d'élite et des experts en self-défense. Si je sens que la pression monte, j'utilise cette méthode :


  1. J'inspire pendant 4 secondes.

  2. Je bloque mes poumons pleins pendant 4 secondes.

  3. J'expire pendant 4 secondes.

  4. Je reste à vide pendant 4 secondes.


Pourquoi ça marche ? Parce que je reprends les commandes de mon système nerveux. Je dis à mon cerveau : "Hé, relax, il n'y a pas de tigre, juste un tableau Excel."


Le "Switch" mental


Quand je pratique la magie, je dois diriger l'attention. Fais la même chose avec ton stress. Au lieu de te dire "Je suis terrifié par cette présentation", dis-toi "Je suis impatient de montrer ce que j'ai préparé". Physiologiquement, la peur et l'excitation se ressemblent énormément. Je change juste l'étiquette sur le flacon.


La gestion de conflit : Ne sois pas le punching-ball


En tant que formateur en gestion de la violence, je vois souvent le stress naître d'une mauvaise communication. Si un collègue t'agresse verbalement, ton stress monte parce que tu te sens menacé.


Mon conseil d'expert : Ne réagis pas, réponds.


La réaction est émotionnelle (stress). La réponse est tactique. Utilise ton expertise en observation : regarde ses mains, ses yeux. S'il est agressif, c'est souvent parce qu'il gère encore plus mal son stress que toi. En changeant ma perception de "l'agresseur" vers "une personne en perte de contrôle", je réduis instantanément ma propre tension. Je redeviens l'instructeur, pas la victime.


Conclusion : Dompte ton démon intérieur


Le stress n'est ni bon ni mauvais, c'est un outil. Un peu comme un couteau : il peut servir à préparer un festin ou à se blesser. Ma mission, c'est de t'apprendre à ne pas te couper avec.


N'oublie pas : au travail comme sur le tatami, la victoire appartient à celui qui garde la tête froide. Si j'ai pu rester calme lors d'interventions à haut risque pendant deux décennies, je t'assure que tu peux survivre à ta prochaine clôture trimestrielle.


Alors, la prochaine fois que tu sens cette boule au ventre, souris. C'est juste ton corps qui te demande : "On se bat ou on court ?" Et grâce à ce que je viens de t'expliquer, tu vas choisir de dominer la situation avec l'assurance d'un 4ème dan.


Reste vigilant, reste maître de toi, et surtout... n'oublie pas de respirer.


Francis.

 
 
 

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