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Le Débriefing de Survie : Nettoyer le Labo Chimique

Salut à toi, futur maître de son propre calme !

 

Quand l'adrénaline se barre, elle laisse derrière elle des déchets métaboliques et un cortisol qui n'a qu'une envie : te faire ruminer. Voici comment je procède pour fermer le dossier proprement.


1. La Vidange Physique (Action immédiate)

Ton corps est encore plein de sucre et d'énergie non dépensée. Si tu restes assis derrière ton bureau à fixer ton écran, ce surplus va se transformer en tremblements ou en irritabilité.

  • Ma technique : Je me lève. Je marche. Si je peux, je monte et descends quelques étages par les escaliers. Je contracte et relâche mes muscles volontairement.

  • Pourquoi ? Je signale à mon cerveau que le combat est "fini". L'activité physique aide à métaboliser le cortisol restant.


2. Le "Déchargement" Mental : Sortir l'histoire de la tête

En tant que mentaliste, je sais que le cerveau déteste les boucles ouvertes. Si je ne raconte pas l'histoire, mon esprit va la rejouer en boucle ("J'aurais dû dire ça...", "Si j'avais fait ça...").

  • Ma technique : Le débriefing entre collègues (ou par écrit). Je raconte les faits, pas juste mes émotions. "Le gars est arrivé, il a dit X, j'ai répondu Y, il a fini par partir."

  • L'astuce d'expert : En parlant de l'agresseur comme d'un "sujet d'étude" (ex: "On a eu un profil 'colérique type 1' ce matin"), je mets une distance émotionnelle. Je transforme une agression subie en une expérience professionnelle analysée.


3. La Rupture Cognitive : Le "Reset" de l'attention

Pour éviter que l'incident n'impregne mon humeur pour les 8 prochaines heures, je dois forcer mon cerveau sur une tâche radicalement différente et plaisante.

  • Ma technique : Écouter une musique qui me booste, pratiquer 2 minutes de magie (pour la dextérité fine) ou même lire un article qui n'a rien à voir avec le boulot.

  • Le but : Couper le circuit de la rumination. Si je ne le fais pas, je vais ramener l'agresseur à la maison, à table avec ma famille. Et ça, c'est hors de question.


4. La Validation : Se redonner le pouvoir

Une insulte cherche à te diminuer. Pour contrer ça, je me rappelle ma valeur.

  • Ma phrase fétiche : "C'est lui qui a perdu le contrôle, pas moi. J'ai gardé mon calme, j'ai géré la situation, j'ai gagné." Je me reconnecte à mon identité (le pro, l'expert en self-défense, le père/la mère de famille) plutôt qu'à l'image de la "victime" de l'insulte.


Conclusion : Tu es un athlète du quotidien

Que tu sois gendarme, policier ou à l'accueil d'une mairie, tu es un athlète de la relation humaine dans un milieu parfois hostile. Gérer ta chimie, décoder les signes de l'autre et savoir décharger ton stress, c'est ça la vraie maîtrise.


C'est ce qu'on cultive ici, à l'Académie 2B. On ne subit pas, on décode, on anticipe et on domine — d'abord soi-même, puis la situation.


Reste zen, reste pro, et n'oublie jamais : l'insulte appartient à celui qui la profère, pas à celui qui la reçoit.


Francis.

 
 
 

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