Du Krav Maga aux Tapas : Mon débriefing (musclé) du stage AITO en Espagne
- francisbielak

- il y a 2 jours
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Salut à toi, futur expert en esquive de coups de soleil et en gestion de conflit.
Si tu m’as suivi sur les réseaux ces derniers jours, tu sais que j'ai déserté mon bureau pour les terres ibériques. Je reviens tout juste de quatre jours d'immersion totale en Espagne, où j'ai eu le plaisir immense de co-animer un stage multidisciplinaire avec mon ami et complice Bernardo.
En tant que mentaliste, je passe mon temps à lire dans les pensées. Et là, je lisais clairement dans les vôtres : "Pourquoi je m'inflige ça ?" juste avant d'éclater de rire.
Je vais être honnête avec toi : ce stage, c’était bien plus qu’un simple entraînement. C’était un laboratoire humain, un mélange de sueur, de bleus (portés avec fierté, bien sûr), de rires tonitruants et d’apéros qui auraient pu durer jusqu’au petit matin si le Krav Maga opérationnel ne nous attendait pas à l'aube.
Laisse-moi te raconter comment j'ai transformé une bande de vacanciers en machines de défense (presque) infatigables.
1. Krav Maga Opérationnel : L’art de simplifier la survie
Le stage a commencé fort. Bernardo et moi, on n’est pas là pour vendre des chorégraphies de danse. Le Krav Maga, quand je l'enseigne, c'est brut, c'est direct, et c'est surtout efficace.
J'ai observé les visages au premier jour. Mon œil de mentaliste a capté cette petite appréhension. J’ai vu des regards qui cherchaient la sortie de secours. Puis, j’ai vu la bascule. C’est ce moment magique où le participant comprend que sa meilleure arme, ce n'est pas son muscle, mais sa réactivité.
J'ai poussé tout le monde dans ses retranchements. On a travaillé sous stress, parce que la rue n'est pas un dojo avec des tapis moelleux. J'ai adoré voir les participantes envoyer des percussions avec une détermination qui aurait fait pâlir un videur de boîte de nuit. On a transpiré, on a râlé, mais quel pied de voir cette évolution en seulement quelques heures !
2. Le Bâton de Kali : Quand l'élégance rencontre l'efficacité
Ensuite, on a sorti les bâtons. Le Kali, c'est ma petite touche artistique, mais version "je vais te briser les doigts si tu approches". C’est une discipline qui demande une coordination cerveau-main absolument fascinante.
J'ai ri (intérieurement, je reste pro) en voyant certains s'emmêler les pinceaux — ou plutôt les bâtons — au début. On aurait dit une bataille de mikados géants. Mais très vite, le rythme s'est installé. En tant que formateur en gestion de conflit, j'utilise le bâton pour apprendre aux élèves à gérer la distance. Si tu maîtrises ton espace avec un bout de bois, tu le maîtrises avec n'importe quoi.
Le son des bâtons qui s'entrechoquent sous le soleil espagnol, c’était notre musique à nous. Et je peux te dire que certains ont découvert des muscles dans leurs avant-bras dont ils ignoraient l'existence.
3. Défense contre couteau : Le moment de vérité
C’est sans doute la partie la plus sérieuse et la plus intense. Faire face à une lame, même en plastique pour l'entraînement, ça change la chimie de ton cerveau. J’ai vu les pulsations cardiaques monter en flèche.
Ici, mon rôle de mentaliste prend tout son sens. Je n'enseigne pas seulement comment bloquer un bras, j'enseigne comment décoder l'intention de l'agresseur. On a travaillé sur le langage corporel : l'épaule qui s'abaisse, le regard qui se fixe, la respiration qui se bloque.
J’ai insisté sur une chose simple : l'humilité. Contre un couteau, le but n'est pas de faire le héros, c'est de créer l'ouverture pour s'enfuir. J'ai vu des élèves prendre conscience de la dangerosité réelle d'une agression, et c'est là que mon travail est le plus utile. On a fini la session épuisés, mais avec une vision beaucoup plus lucide de la réalité du terrain.
4. Grappling Opérationnel : Le combat au sol sans les paillettes
Si tu penses que le sol est un endroit confortable, c’est que tu n'as jamais fait de grappling avec Bernardo et moi. On a terminé en beauté avec le grappling opérationnel.
Le but ? Ne pas rester au sol. On n'est pas là pour faire du jiu-jitsu brésilien pendant vingt minutes. On est là pour se dégager d'un étranglement, repousser un agresseur qui tente de nous immobiliser et se remettre debout le plus vite possible.
J’ai vu des duos se former, des stratégies se mettre en place. C’est là que les fameux "bleus" de mon titre ont fait leur apparition. Mais bizarrement, plus on finissait au sol, plus les fous rires éclataient. Il y a une fraternité qui naît dans la sueur et le combat qu'on ne retrouve nulle part ailleurs.
Plus qu'un stage : Une aventure humaine
Ce que je retiens par-dessus tout de ces quatre jours, ce ne sont pas seulement les techniques de frappe ou les clés de bras. Ce sont les rencontres.
J'ai rencontré des hommes et des femmes incroyables. Des gens qui, au départ, ne se connaissaient pas et qui, à la fin, partageaient leurs anecdotes de vie autour d'un bon apéro espagnol. Parce que oui, la récupération fait partie de l'entraînement ! Rien ne vaut une bonne discussion sur la psychologie de l'agresseur avec un bon cocktail.
J'ai vu des barrières tomber. J'ai vu la timidité laisser place à l'assurance. J'ai vu des amitiés se lier entre deux exercices de défense. C'est ça, notre esprit. C'est l'excellence technique alliée à une humanité profonde.
Pourquoi tu as raté quelque chose (et comment te rattraper)
Si tu es resté chez toi à regarder des vidéos de self-défense sur ton canapé, je vais être direct : tu n'apprendras jamais autant qu'en immersion.
Ce stage était utile pour mon "Buyer persona" — c'est-à-dire toi, si tu cherches à reprendre le contrôle de ta sécurité et de ta confiance en toi.
Tu apprends la réalité : On sort des théories fumeuses pour toucher du doigt (ou du poing) la vraie gestion de conflit.
Tu te découvres : Tu ne sais pas de quoi tu es capable tant que je ne t'ai pas mis un bâton de Kali dans les mains face à un adversaire déterminé.
Tu intègres un groupe : Faire partie de l'Académie 2B, c'est rejoindre une communauté de gens qui ne se prennent pas au sérieux, mais qui bossent sérieusement.
Le mot de la fin
Je tiens à remercier Bernardo pour sa complicité habituelle. On forme une équipe du tonnerre, et je crois que les participants l'ont ressenti. Je tiens aussi à remercier tous les participants(es), et surtout Alex, qui a beaucoup souffert lors de ce stage pour les démonstrations. Merci à vous tous, les stagiaires, pour votre énergie, votre bonne humeur et votre résilience. Vous avez été au top.
Je rentre avec quelques courbatures et des bleus, mais avec un moral d'acier et des souvenirs plein la tête. L'Espagne nous a offert un cadre magnifique pour repousser nos limites.
Alors, la prochaine fois, tu viens avec nous ? Je te promets des bleus, des rires, et une transformation mentale que tu n'imagines même pas encore.
Reste aux aguets, entraîne-toi, et n'oublie pas : le plus beau combat est celui qu'on gagne par l'intelligence... et un bon coup de genou bien placé au cas où l'intelligence ne suffirait plus.
Francis.
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Des coachs au top, un travail permettant de se reconnecter avec son instin, bref, une progression palpable qui donne envie d'aller plus loin encore!!!