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Le syndrome de la victime : Comment ne plus envoyer de signaux de vulnérabilité dans la rue.

Salut à tous les futurs prédateurs du bitume (ou au moins, à ceux qui ne veulent plus être le buffet à volonté du premier pickpocket venu).


Aujourd'hui, on va parler d'un truc qui me tient à cœur. Vous savez, ce moment où vous marchez dans la rue et où, sans même le savoir, vous criez au monde entier : « Hé ! Regardez-moi ! Je suis une proie facile, j'ai l'attention d'un poisson rouge sous Lexomil et ma conscience situationnelle frôle le zéro absolu ! ».


Dans mon métier, entre les tatamis, les années passées en groupe d'intervention et mes analyses de mentaliste, j'ai appris une chose : le prédateur ne choisit pas sa victime au hasard. Il fait ses courses. Et mon but aujourd'hui, c'est de faire en sorte que vous ne soyez jamais l'article en promotion en tête de gondole.


Bienvenue à l'Académie 2B. Installez-vous, on va décoder le "Syndrome de la Victime".


1. La Posture : Arrêtez de porter le poids du monde (et de vos doutes)

Si je regarde votre langage corporel avec mon œil de mentaliste, je peux dire en trois secondes si vous avez confiance en vous ou si vous demandez pardon d'exister.

Beaucoup de gens marchent les épaules rentrées, le regard planté dans leurs chaussures, comme s'ils cherchaient une pièce de deux euros perdue depuis 1998. En self-défense, on appelle ça une "posture d'effacement".


Pourquoi c'est une mauvaise idée ? Parce qu'aux yeux d'un agresseur, quelqu'un qui baisse la tête est quelqu'un qui n'osera pas regarder son assaillant en face. C'est quelqu'un qui a déjà perdu le combat psychologique avant même qu'il ne commence.


Mon conseil de pro :

Je ne vous demande pas de marcher comme si vous aviez des pastèques sous les aisselles façon bodybuilder du dimanche. Je vous demande de redresser cette colonne vertébrale. Imaginez qu'un fil vous tire le sommet du crâne vers le haut. Les épaules tombent naturellement, le menton reste parallèle au sol.

Quand je marche ainsi, j'envoie un signal clair : « Je sais où je vais, je sais qui je suis, et je vous vois venir. » C'est gratuit, ça ne demande aucun muscle, et ça élimine déjà 50 % des emmerdes potentielles.


2. Le Smartphone : Le doudou numérique qui va vous coûter cher

Ah, le smartphone... Cette extension de votre main qui vous rend aussi aveugle qu'une chauve-souris en plein jour.

Je vois ça partout : des gens qui traversent la rue, les écouteurs vissés sur les oreilles, les yeux rivés sur leur fil Instagram, totalement déconnectés de la réalité. Pour un prédateur, vous n'êtes même plus une cible, vous êtes un cadeau de Noël avant l'heure. Vous lui offrez votre attention, votre vigilance et, accessoirement, un téléphone à 1000 balles.


Le saviez-vous ? En tant qu'expert en gestion de conflit, je peux vous affirmer que la plupart des agressions réussissent grâce à l'effet de surprise. Si vous ne voyez pas le danger arriver parce que vous regardez une vidéo de chat qui fait du piano, vous avez déjà un pied dans la case "victime".


Ma règle d'or :

Quand je suis dans l'espace public, mon téléphone reste dans ma poche. Si je dois vraiment envoyer un SMS ou vérifier mon GPS, je m'adosse à un mur. Pourquoi un mur ? Parce que je couvre mes arrières. Je garde une vision périphérique sur ce qui m'entoure. Et surtout, je ne coupe jamais mon sens de l'ouïe. Entendre un bruit de pas qui s'accélère derrière soi, c'est gagner les deux secondes nécessaires pour réagir.


3. La Conscience de l'Environnement : Devenez un radar humain

On entre ici dans le vif du sujet. Le mentalisme et la self-défense se rejoignent sur un point : l'observation.

La plupart des gens vivent dans une bulle. Moi, je vous propose de vivre dans un radar. La conscience de l'environnement, ce n'est pas être paranoïaque, c'est être présent. C'est ce qu'on appelle la "Couleur Jaune" dans le code de Cooper (un truc de pro, croyez-moi).


Comment je fais concrètement ?

  • Je scanne les visages : Je ne fixe pas les gens comme un psychopathe, mais je jette des coups d'œil brefs. Pourquoi ? Parce qu'un agresseur déteste être identifié. Si je capte son regard, je lui signifie que j'ai pris l'information.

  • Je repère les sorties : Que je sois dans le métro ou dans un café, je sais toujours par où je peux partir si ça dégénère. C'est un réflexe de survie que j'ai gardé de mes années d'intervention.

  • Je fais confiance à mon instinct : Vous savez, cette petite voix qui vous dit "ce groupe là-bas, je ne le sens pas" ? C'est votre cerveau limbique qui traite des milliers d'informations non verbales en une fraction de seconde. Écoutez-le. Si vous avez un doute, changez de trottoir. Ce n'est pas de la lâcheté, c'est de l'intelligence tactique.


4. Tatouages et Attitude : Le message visuel

On me pose souvent la question : « Est-ce que tes tatouages aident à dissuader ? ».

Écoutez, j'ai un samouraï sur l'épaule et du tribal un peu partout. C'est ma peau, c'est mon histoire. Mais le tatouage ne fait pas le guerrier. Ce qui compte, c'est la cohérence entre ce que vous dégagez et ce que vous êtes capable de faire.

Un tatouage peut envoyer un signal de force, certes, mais si votre posture dit "je suis terrifié", le tatouage devient une simple décoration sur une cible. L'important, c'est l'aura. Ce que j'appelle "la présence".


Conclusion : Le choix vous appartient

Ne plus envoyer de signaux de vulnérabilité, c'est un entraînement de chaque instant. C'est une décision. La décision de ne plus subir son environnement, mais de l'habiter.

En redressant le dos, en rangeant ce foutu téléphone et en ouvrant les yeux, vous passez instantanément de la catégorie "victime potentielle" à celle de "personne compliquée à gérer". Et croyez-moi, le prédateur de rue, il n'aime pas les complications. Il veut du facile, du rapide, du sans risque.


Soyez le grain de sable dans son engrenage. Soyez celui ou celle qui, par sa simple présence, lui fait dire : « Pas aujourd'hui, pas cette personne. »

Restez vigilants, restez fiers, et n'oubliez pas : la meilleure victoire est celle qu'on gagne sans avoir à donner un seul coup de poing.


Si vous voulez aller plus loin et comprendre comment décoder les intentions de quelqu'un avant même qu'il ne parle, dites-le-moi en commentaire ! Je pourrais vous préparer un article sur les micro-expressions du passage à l'acte. Ça vous intéresse ?


Francis.

 
 
 

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